Équipements sous pression

Équipements sous pression : quels contrôles, à quelle fréquence ?

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Équipements sous pression : quels contrôles, à quelle fréquence ?

Un compresseur d’air, un réservoir tampon, un générateur de vapeur, un autoclave : dès qu’un fluide est contenu sous pression, l’équipement peut relever de la réglementation des équipements sous pression (ESP). Et cette réglementation a sa propre grammaire, distincte de celle du levage ou de l’électricité.

Tous les équipements ne sont pas soumis

Premier réflexe : déterminer si votre équipement entre dans le champ du suivi en service. Cela dépend de la nature du fluide (gaz, vapeur, liquide), de la pression maximale admissible, du volume, et du produit pression × volume. En dessous de certains seuils, l’équipement échappe au suivi réglementaire — ce qui ne dispense pas de l’entretenir.

Le régime de suivi en service est aujourd’hui fixé par l’arrêté du 20 novembre 2017, qui a remplacé et unifié les textes antérieurs.

Les deux contrôles à connaître

  • L’inspection périodique — c’est le contrôle intermédiaire. Elle comporte une vérification extérieure, une vérification intérieure lorsque c’est applicable, et le contrôle des accessoires de sécurité (soupapes, pressostats).
  • La requalification périodique — c’est le contrôle lourd. Elle comprend une inspection complète, la vérification des accessoires de sécurité et, le plus souvent, une épreuve hydraulique. Elle est réalisée par un organisme habilité et donne lieu à l’apposition d’un poinçon.

Les périodicités varient selon la catégorie de l’équipement, la nature du fluide et les conditions d’exploitation : elles se comptent en années, et non en mois. Un équipement suivi dans le cadre d’un plan d’inspection approuvé peut bénéficier d’un régime aménagé.

Le dossier d’exploitation

Chaque ESP doit disposer d’un dossier comprenant la notice d’instructions, la déclaration de conformité, les rapports de contrôle successifs et l’historique des interventions. En pratique, c’est là que le bât blesse : les dossiers se perdent lors des changements d’exploitant ou de responsable maintenance, et il faut alors reconstituer l’historique — parfois au prix d’une requalification anticipée.

Ce qui provoque le plus d’arrêts

Les soupapes de sûreté non tarées ou non contrôlées, les purges défaillantes qui laissent l’eau s’accumuler au fond d’un réservoir d’air et le corroder de l’intérieur, et les accessoires de sécurité remplacés par des pièces non conformes lors d’un dépannage. Trois causes banales, trois causes évitables.

Notre rôle

Nous vous aidons d’abord à qualifier votre parc : quels équipements sont réellement soumis, à quel régime, avec quelles échéances. Puis nous réalisons les contrôles qui relèvent de notre périmètre et vous orientons, le cas échéant, vers l’organisme habilité pour les opérations de requalification. L’objectif est simple : que vous ne découvriez jamais une échéance ESP le jour où elle est dépassée.

Cet article donne des repères généraux. Le régime applicable à un équipement donné dépend de sa catégorie et de son fluide : parlons-en avant de conclure quoi que ce soit sur votre installation.

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